16 mai 2009
L'écharpe world wide web
Ou pourquoi je ne tricoterai plus jamais de dentelle avec de la laine multicolore.
Je ne sais plus si j'ai acheté la laine avec le modèle en tête ou si en voyant la Persephone Scarf de Myriam Felton, je me suis dit que je pourrais faire bon usage de mon écheveau d'Helena de Poshyarn au beau dégradé de bleus.
J'ai acheté le modèle assez vite, mais quand j'ai vu la grille, cela m'a refroidi dans mon élan: malgré les apparences, le motif de feuille n'est pas parfaitement régulier. certaines feuilles ne sont pas tricotées avec les mêmes diminutions que les autres. Or l'écharpe de Victorian Lace Today m'avait donné suffisamment de fil à retord à cause de mon motif pas exactement répétitif que je n'avais pas envie de recommencer.
Le projet a dormi pendant un an et puis je me suis décidée à reprendre ma pelote et ma grille. Bien m'en a pris côté tricotage, car finalement, la grille est très logique et facle à suivre. Il ne m'était à la fin plus nécessaire de regarder avant de commencer chaque rang. A propos, je ne sais pas comment vous faites vous, mais moi, quand je tricote à partir d'une grille, je jette un coup quand je commence le rang et après, il est rare que j'y reviens. Fin de la digression.
La laine était aussi très agréable à tricoter, pas une laine à chaussette comme décrit sur le site de poshyarn, plutôt une laine DK, mais douce et d'un bon retord rebondissant. Par contre, au bout d'à peine dix minutes, j'avais déjà les mains toutes bleues et la couleur de l'eau de lavage était impressionnante.
Là, vous êtes censés vous demander quel est le problème.
Le problème, c'est qu'avec ces variations de couleurs, on ne voit plus le motif, on ne voit que la série de W que forme la succession des couleurs. Et franchement, je n'aime pas du tout. Et je ne suis pas sûre de m'habituer un jour. Je m'interroge sur le sort à réserver à cette écharpe. Pour l'instant, elle va dormir dans le placard jusqu'à l'automne prochain.

05 mai 2009
La quadrature du cercle
Je tourne en rond autour de mon tricot, au sens propre du terme.
Mon gâteau de crêpe
Et je réussirai à faire un carré avec des ronds.
Un carré qui aura cette allure-là
modèle: Poffertjes, de Megan Rogers
fil: cotton universal, de Wolle Rödel
24 mars 2009
Les oiseaux quitteront bientôt le nid
Pendant que je réfléchis intensément à l'avenir de ce blog, mes petits oiseaux bleus attendent leur finition
(Il ne reste plus grand chose, mais j'aime l'avoir encore comme ouvrage en cours)
13 janvier 2009
Le premier rang
J'aime faire maturer les projets, et en particulier les grands projets, ceux qui vont durer plusieurs semaines.
Je commence par m'intéresser à un modèle.
Déjà, la première fois que je le vois, je suis presque certaine que je vais le tricoter.
Mais je prends mon temps. J'attends quelques semaines avant de me décider pour une laine. Je regarde de temps en temps sur les sites de vente en ligne, je passe dans une boutique de laine sans rien acheter, parce que c'est un jour où de toute façon je n'achèterai rien (vous ne connaissez pas ces jours où on peut entrer dans pleins de magasins sans avoir envie de rien acheter? A vrai dire, c'est un peu frustrant, mais c'est bon pour le budget!).
Et un jour je me décide pour un fil. Je le commande et j'attends de nouveau quelques semaines qu'il arrive, et je dois avouer que j'apprécie cette attente.
Alors commence vraiment le projet.
Par l'échantillon, bien sûr. Ce premier contact avec la laine.
Découvrir la tension et la torsion du fil choisi. L'effet de cette laine sur mes doigts, sur mes aiguilles.
Est-ce que ça gratte, est-ce que c'est tout doux, est-ce que ça accroche? Est-ce que ce ne serait pas mieux avec des aiguilles en bambou, en bois ou en métal?
Une fois l'échantillon terminé, j'ai envie de commencer l'ouvrage tout de suite.
Mais depuis ma mauvaise expérience du Gatsby Girl Pullover, je lave systématiquement mon échantillon-test.
Et je m'impatiente pendant 24 heures, en espérant qu'il va sécher au plus vite et que je vais enfin pouvoir mesurer l'écart entre l'avant et l'après lavage.
Maintenant, c'est l'heure du premier rang.
Sans doute le rang que j'aime le moins.
Même s'il y a l'enthousiasme du nouveau projet, le premier rang est pour moi le plus difficile.
Parce mon rang de montage est souvent un peu trop serré, bien que je me sois beaucoup amélioré sur ce point au cours des derniers mois.
Parce que les mailles s'enroulent autour de mon aiguille circulaire.
Parce que je ne vois pas encore le résultat de ce que je fais.
Parce que si je fais une erreur ou que je perds une maille, je sais que je serais incapable de reconstruire la maille du rang de montage et qu'il faudra donc que je recommence tout.
Même chose si je me rends compte à ce moment-là que je me suis plantée dans le nombre de mailles montées.
Heureusement, le premier rang est vite passé et ensuite, les autres s'enchaînent avec bonheur, pour faire naître un ouvrage qui, je l'espère, me plaira bien quand il sera fini.
31 décembre 2008
Le cadeau de la mèr'linotte
Merci à toutes pour vos commentaires, qui m'ont bien aidés! Je travaille toujours beaucoup, mais c'est un peu plus détendu.
Et Noël est passé, et s'est bien passé, ce qui j'espère est aussi le cas chez vous. En plus des petites choses, j'avais terminé in extremis un grand oeuvre, n'ayons pas peur des mots, pour ma mère, la vraie tête de linotte en fait, parce que moi, j'ai plutôt tendance à avoir une mémoire d'éléphant. Du genre qui ne note jamais où elle s'arrête dans un tricot parce qu'elle s'en souvient, en gros.

Un ouvrage commencé au mois d'avril puis abandonné pour quelques mois, tout en en tricotant quand même quelques rangs par ci par là, et repris avec dans l'idée de le terminer fin novembre.
Un chale qui est devenu gigantesque (deux mètres sur un mètre), dans un fil couleur miel en soie et cachemire (deux pelotes et demi de Poshyarn Eva 2 ply)
un modèle (Bee Field shawl, d'Anne Hanson) qui représentait un vrai challenge, où, après une mise en jambe et une grille qui nous laisse du répit sur les rangs envers, chaque rang réserve son lot de jetés, de surjets et de mailles ensemble. D'ailleurs, bien que la troisième partie paraisse plus sophistiquée, c'est bien la deuxième qui m'a donnée le plus de mal.
Bref, je suis fière de l'avoir terminé et, pour ne rien gâcher, le châle plait à ma mère, qui apparemment ne le quitte plus!
Une dernière photo, même si je sais qu'elle est floue, mais, que voulez-vous, c'est ma préférée.
Sur ce, je m'en vais superviser la préparation de la fondue au chocolat de ce soir(j'adore jouer l'inspectrice des travaux finis). Passez tous un bon réveillon et démarrez bien l'année 2009! Guten Rutsch comme on dit ici.
23 décembre 2008
Petites choses
Ras le bol de n'avoir le temps et surtout l'énergie de rien, et entre autres, d'écrire des petits messages sur mon blog.
Ras le bol de vivre dans un cloac, parce que je n'ai ni l'énergie ni le temps, à nouveau, de ranger et de faire le ménage.
Ras le bol de la musique en permanence dans la rue.
Ras le bol d'arriver à Noël en étant crevée, comme chaque année, et en ayant tout sauf l'esprit à la fête.
Ras le bol de ce boulot qui me bouffe toute mon énergie, de ces déplacements qui s'enchaînent, deux, trois, quatre par semaine (et quand je dis quatre fois par semaine, c'est à quatre endroits différents, sinon c'est pas drôle)
Le seul bon côté des déplacements, c'est que je peux faire des petites choses au tricot
comme un bérêt Verity (modèle d'Ysolda Teague) 
ou les petites mitaines de Marnie MacLean (lake park mittens)
Voilà, c'est tout ce que j'ai fait (ou presque). Maintenant, il faut que je recommence à travailler, j'ai un truc à finir pour demain (eh oui, j'ai un délai au 24 décembre à 17 heures à respecter!)
Je vous souhaite à tous de très bonnes fêtes et je vais essayer de me mettre dans l'ambiance!
24 novembre 2008
Un aller-retour Strasbourg-Luxembourg, s'il vous plait
Ça fait 64,60 euros, Madame.
Non, Monsieur, ça fait 4 heures et quart de tricot. Ou ça fait une mitaine à laquelle il ne manque que quatre doigts.
La suite au prochain voyage! 
19 novembre 2008
Une naissance = un cadeau
Parce qu'il n'a pas eu un cinquième fils, mais sa première fille

(Cliquez sur les photos pour agrandir)
Modèle de cardigan tiré de l'Idées Layette n°3H, d'ailleurs très mal écrit à mon gout, en regia silk offerte par le Lutin Perlimpin (merci encore!) et lambswool de Phildar. J'ai gardé l'idée de la bordure bicolore, mais j'ai remplacé les rubans par une i-cord parce que
1. coudre un ruban de satin sur du tricot, non, hors de question, c'est trop pénible, pour ne pas dire plus ;
2. des rubans qui dépassent de 20 cm au niveau du cou pour un bébé de 3 mois, cela ne paraît pas franchement idéal.
Modèle de chaussons moc-a-soc du site BekahKnits, qui fleurissent un peu partout. J'obtiens exactement la taille 0-6 mois avec la lambswool de Phildar et des aiguilles 2,5 mm.
18 octobre 2008
Pourquoi nos mains ont-elles des doigts? ou la technique du doubleknitting en images
Je vous ai montré mes gants, mais j'ai oublié de dire que j'avais utilisé de la Laine et Cachemire de Phildar et des aiguilles 2,75 mm. C'est une laine très douce, qui semble ne pas s'épanouir au lavage quand elle est tricotée serrée.
Pour tricoter les côtes et la paume des mains, j'ai utilisé la technique du magic loop. Vous trouverez un certain nombre de vidéos de démonstration sur vos sites de vidéos préférés si vous voulez savoir comment on fait. Les explications seront bien plus claires que les miennes.
Pour les doigts, j'ai suivi les conseils toujours judicieux de ma copine Circé: j'ai utilisé la technique du double knitting, ou tricot double face. Là, autant vous trouverez des explications si vous tricotez avec deux couleurs, autant il y en a peu sur l'usage du double knitting pour faire un tube. Donc, je m'y colle.
J'avais 20 mailles par doigt et j'ai commencé en tricotant quelques rangs sur trois aiguilles. 
Après, j'ai mis mes mailles sur deux aiguilles (dix chacune)
et je les ai réunies sur une seule aiguille, en faisant passer alternativement une maille de l'aiguille arrière et une maille de l'aiguille avant, dans cet ordre
J'obtiens une rangée de mailles relativement serrées sur mon aiguille
Maintenant, on commence à tricoter: je glisse la première maille, je passe le fil par derrière et je tricote à l'endroit la maille qui suit
Je repasse mon fil par devant et je glisse la maille envers
puis je passe mon fil par derrière et je tricote à l'endroit la maille endroit.
Je continue comme ça jusqu'à ne plus avoir de mailles sur l'aiguille gauche, je retourne et je recommence la même opération de l'autre côté. J'ai tricoté un rang (ou plutôt un round). En gros, c'est comme si je faisais du point de riz, sauf qu'au lieu de tricoter les mailles envers, je les glisse.
Quand mon tricot est à plat, il ressemble à tout ouvrage tricoté en aller et retour
mais si je regarde sous les jupes des filles par en-dessous, j'ai bien un tube.
Pour tricoter les derniers rangs, je suis obligée de repasser sur trois aiguilles, à cause des mailles ensemble.
Cela peut paraître long, mais je pense que c'est plus facile que de tricoter chacun des doigts sur trois aiguilles.
Attention, la technique ne peut pas être utilisée pour tricoter des torsades ou pour tricoter avec plusieurs couleurs. Là , on ne coupe pas aux doubles pointes, si possible petites ou plutôt courtes (plutôt 10 ou 12 cm que 15, parce que 15 c'est déjà beaucoup pour aussi peu de mailles).
13 octobre 2008
Avec des gants

Les knotty gloves sont la première paire que je tricote, mais certainement pas la dernière.
Parce que j'ai découvert que rien n'était plus plaisant que de tricoter des gants.
A tricoter, les gants ressemblent un peu aux chaussettes, mais, à la différence des chaussettes, je suis certaine de les porter.
Pour les chaussettes, je n'ai pas d'imagination, j'ai beson de suivre un modèle, alors que j'ai plein d'idées pour les gants.
Il suffit de faire un tour sur ravelry pour voir tout ce que l'on peut faire: des mitaines, des moufles, des gants, jouer avec plusieurs couleurs, jouer sur la texture avec des torsades de toutes sortes, voire utiliser des points de dentelles pour des mitaines. Et pourquoi pas des marionnettes?
Donc, je remercie infiniment Julia de nous offrir ce modèle et d'autres, dont un plein de torsades qui me tente déjà sur son site. Je m'en vais d'ailleurs de ce pas lui envoyer un mail dans mon allemand de bazar.
Et maintenant, je sais quoi faire d'utile avec ma laine à chaussette! 





